Né en 1977, Beng prépare un Deug d’Hypermédia avant d’intégrer l’École Supérieure des Arts Modernes. Il baigne rapidement dans l’univers des nouvelles technologies, de l’art africain et de l’art contemporain.
C’est grâce à la fréquentation de ces univers apparemment bien distincts, que mûrit peu à peu la réflexion qui anime ses travaux artistiques. Il s'initie tout d'abord à la technique du collage, puis du pochoir, tout en s'essayant à la technique du dessin. Dès ces premiers travaux, Beng affirme un trait large, vif, tranché qui n'est pas sans rappeler dans sa série effectuée au crayon et à la mine de plomb (1999-2002), les pré-recherches des cubistes imprégnées des arts premiers.
Ses créations oscillent aujourd'hui entre le tribal art électronique et l'art contemporain. Via différents supports (huiles sur toiles, collage de composant éléctronique, sculptures…), elles s’interrogent sur la place du multimédia et plus généralement sur la place de l’homme à travers les siècles.
L’ère de la science a-t-il permis à l’humanité une renaissance ou a-t-il simplement révélé des problématiques relatives à l’asservissement, la déshumanisation ? Il semble que, malgré les avancées de la science, notamment en matière de mémoire artificielle, pour les figures robotiques de Beng, notre civilisation se soit égarée…
© Alyse GAULTIER 2006